Coordination SPS à Bordeaux et en Gironde
Gironde Coordination assure des missions de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé sur les opérations de bâtiment et de génie civil, en phase conception comme en phase réalisation, pour des maîtres d’ouvrage publics et privés.
Qu’est-ce que la coordination SPS ?
SPS signifie sécurité et protection de la santé. La coordination SPS est une mission de prévention encadrée par le Code du travail, aux articles R. 4532-1 à R. 4532-98. Elle s’applique aux opérations de bâtiment et de génie civil sur lesquelles plusieurs entreprises ou travailleurs indépendants, sous-traitants compris, sont appelés à intervenir.
Son objet est précis : prévenir les risques qui naissent de la présence de plusieurs intervenants sur un même chantier, simultanément ou successivement, et organiser l’utilisation des moyens communs, qu’il s’agisse des installations, des moyens logistiques ou des protections collectives.
Le maître d’ouvrage désigne un coordonnateur SPS. Celui-ci exerce sa mission sous la responsabilité du maître d’ouvrage, dans le cadre d’un contrat qui précise le contenu de la mission, les moyens mis à sa disposition et l’autorité dont il dispose vis-à-vis des intervenants.

Ce que la coordination SPS n’est pas
Le coordonnateur SPS ne dirige pas les travaux. Il n’est pas chargé du respect des délais, qui relève de l’OPC, ni de la conformité de l’ouvrage, qui relève de la maîtrise d’œuvre. Il ne se substitue pas non plus aux employeurs : chaque entreprise reste responsable de la sécurité de ses propres salariés. La coordination porte sur ce qui se passe entre les entreprises.
Pourquoi la coactivité est le vrai sujet
Sur un chantier, la plupart des situations dangereuses ne viennent pas d’un geste isolé mais de la rencontre de deux activités qui n’avaient pas été pensées ensemble. Un échafaudage démonté trop tôt par un lot pour un autre qui en avait encore besoin. Une trémie laissée ouverte entre deux interventions. Un engin de levage qui travaille au-dessus d’une zone où une équipe est en poste. Une coupure de réseau décidée par un lot sans que les autres en soient informés.
C’est exactement ce que la coordination SPS traite : l’interférence entre les activités, et la succession d’activités lorsqu’une intervention laisse subsister un risque après son achèvement. Pour le maître d’ouvrage, cela a trois conséquences concrètes.
- Une obligation réglementaire. La désignation du coordonnateur lui incombe, et les manquements sont sanctionnés.
- Un enjeu de déroulement. Un accident arrête un chantier, parfois durablement, et désorganise le calendrier de toutes les entreprises.
- Un enjeu de patrimoine. Le dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage conditionne les conditions d’intervention sur le bâtiment pendant toute sa durée de vie.
Le rôle du coordonnateur SPS, phase par phase
La mission se décompose en deux phases, qui peuvent être confiées au même coordonnateur ou à deux coordonnateurs différents. Lorsqu’elles sont séparées, le coordonnateur de conception assure le passage des consignes et la transmission des documents à celui de la réalisation.
Phase conception
C’est la phase la plus déterminante, et la plus souvent négligée. Les choix faits en conception (implantation, phasage, modes constructifs, accès, points de livraison) conditionnent les conditions de travail de l’ensemble du chantier. Une fois les marchés signés, la marge de manœuvre se réduit fortement. À ce stade, le coordonnateur :
- analyse le projet sous l’angle de la coactivité et des risques ;
- élabore le plan général de coordination lorsque l’opération y est soumise ;
- ouvre le registre-journal de la coordination ;
- constitue le dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage ;
- définit les sujétions relatives aux protections collectives, aux appareils de levage, aux accès provisoires et aux installations générales, notamment électriques ;
- assure, le cas échéant, la transmission au coordonnateur de la phase réalisation.
Ces sujétions ont une traduction contractuelle : elles doivent figurer dans les pièces remises aux entreprises consultées, faute de quoi elles seront réclamées en travaux supplémentaires.
Phase réalisation
Pendant les travaux, le coordonnateur :
- organise entre les entreprises, y compris sous-traitantes, la coordination de leurs activités, l’utilisation en commun des installations, matériels et circulations, leur information mutuelle et l’échange de consignes ;
- procède à une inspection commune avec chaque entreprise avant son intervention ;
- tient à jour et adapte le plan général de coordination, et veille à son application ;
- complète le dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage au fil de l’exécution ;
- veille à l’application des mesures de coordination qu’il a définies ;
- prend les dispositions permettant de limiter l’accès du chantier aux seules personnes autorisées ;
- consigne au registre-journal ses observations, consignes et comptes rendus.

Travaux sur un site en activité
Lorsque le chantier se déroule dans un établissement qui continue de fonctionner (bâtiment tertiaire occupé, site industriel, équipement public en service), une inspection commune est conduite avec le chef d’établissement avant le début des travaux. Elle délimite le chantier, matérialise les zones dangereuses, précise les voies de circulation et, pour les chantiers non clos et non indépendants, définit les installations sanitaires, vestiaires et locaux de restauration. Les consignes arrêtées avec le chef d’établissement sont ensuite communiquées aux entreprises, en particulier l’organisation des premiers secours.
Ces opérations en site occupé sont fréquentes en réhabilitation à Bordeaux et sur la métropole. Ce sont aussi celles où la coordination a le plus de valeur, parce que le chantier partage ses circulations avec des personnes qui n’y travaillent pas.
Les documents de la coordination SPS
| Document | Ce qu’il contient | Quand il est établi |
|---|---|---|
| PGC, plan général de coordination SPS | Les mesures destinées à prévenir les risques nés de l’interférence des activités, ou de leur succession lorsqu’une intervention laisse subsister un risque | Obligatoire pour les opérations de première et deuxième catégorie. En troisième catégorie, un plan général simplifié est établi avant la consultation des entreprises lorsque des travaux à risques particuliers figurant à l’arrêté du 25 février 2003 sont prévus |
| Registre-journal | Les comptes rendus, consignes de sécurité, observations faites aux intervenants et dates de leurs interventions | Ouvert dès la phase de conception, tenu pendant toute la mission, remis au maître d’ouvrage à la clôture |
| DIUO, dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage | Les éléments utiles à la prévention des risques lors d’interventions ultérieures sur le bâtiment : accès en toiture, points d’ancrage, réseaux, moyens de manutention, plans conformes à l’exécution | Constitué en conception, complété pendant la réalisation, remis au maître d’ouvrage |
| PPSPS, plan particulier de sécurité et de protection de la santé | Établi par chaque entreprise, il précise comment elle applique les règles du PGC à son propre lot | Remis par l’entreprise avant son intervention, sur les chantiers soumis à l’obligation de PGC. Le coordonnateur procède à l’inspection commune avant cette remise |
| Inspection commune | Visite préalable avec chaque entreprise : délimitation du chantier, zones dangereuses, circulations, installations communes | Avant l’intervention de chaque entreprise, y compris sous-traitante |
PGC, PPSPS, DIUO : qui fait quoi ? Le PGC est rédigé par le coordonnateur SPS et fixe les règles communes du chantier. Le PPSPS est rédigé par chaque entreprise et décrit comment elle applique ces règles à son lot. Le DIUO est constitué par le coordonnateur pour le maître d’ouvrage et sert après la fin du chantier, lors des interventions de maintenance ou de rénovation.
Le collège interentreprises
Les opérations de première catégorie sont soumises à la constitution d’un collège interentreprises de sécurité, de santé et des conditions de travail, présidé par le coordonnateur SPS (article R. 4532-77 du Code du travail). Cette instance réunit le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre, les entreprises et des représentants des salariés.
À quel moment le coordonnateur SPS doit-il intervenir ?
La coordination doit être organisée dès la phase de conception, d’étude et d’élaboration du projet. C’est une obligation, et c’est aussi la seule manière de rendre la mission utile.
Un coordonnateur désigné au moment de l’ouverture du chantier ne peut plus agir sur les choix qui déterminent les conditions de travail. Il constate des situations au lieu de les prévenir, et les mesures correctives qu’il propose deviennent des surcoûts et des avenants, alors qu’elles auraient été intégrées sans difficulté aux marchés de travaux.
Le bon moment est donc : dès que le programme est arrêté et que la maîtrise d’œuvre est désignée, avant l’établissement du dossier de consultation des entreprises.
Le rôle du maître d’ouvrage
Les obligations du maître d’ouvrage sont définies aux articles R. 4532-4 à R. 4532-10 du Code du travail. Il désigne le coordonnateur, contractualise sa mission, lui donne les moyens et l’autorité nécessaires, et veille à ce que les principes généraux de prévention soient mis en œuvre. Deux cas particuliers méritent d’être connus :
- pour les opérations conduites par une commune ou un groupement de communes de moins de 5 000 habitants, le maître d’ouvrage peut déléguer au maître d’œuvre l’ensemble de ses obligations en matière de coordination, y compris la désignation du coordonnateur (article L. 4531-2) ;
- pour les chantiers entrepris par un particulier pour son usage personnel ou celui de ses proches, c’est le maître d’œuvre ou l’un des entrepreneurs qui assure le rôle dévolu au coordonnateur (article L. 4532-7).
Votre opération est en programmation ou en conception ? C’est le bon moment pour en parler.
Niveaux de compétence du coordonnateur SPS et catégories d’opérations
Le Code du travail classe les opérations en trois catégories, selon leur volume et le nombre d’entreprises appelées à intervenir, et conditionne l’intervention du coordonnateur au niveau de compétence qu’il détient. Le maître d’ouvrage a intérêt à vérifier ce point avant de désigner un coordonnateur SPS : un intervenant qui ne remplit pas les conditions de compétence ne peut pas coordonner l’opération.
Ce que permet chaque niveau
| Niveau de compétence | Opérations que le coordonnateur peut coordonner |
|---|---|
| Niveau 1 | Opérations de première, deuxième et troisième catégorie |
| Niveau 2 | Opérations de deuxième et de troisième catégorie |
| Niveau 3 | Opérations de troisième catégorie uniquement |
Cette correspondance est posée par l’article R. 4532-23 du Code du travail. Elle se lit dans un seul sens : un coordonnateur de niveau 1 peut intervenir sur les trois catégories, un coordonnateur de niveau 3 uniquement sur la troisième.
Comment la compétence est attestée
La compétence du coordonnateur est attestée par un organisme de formation certifié, après une formation dont la durée et le contenu dépendent du niveau visé et de la phase concernée, conception ou réalisation. L’accès à cette formation suppose une expérience préalable en architecture, en ingénierie, en maîtrise d’œuvre, en conduite de travaux, en ordonnancement-pilotage-coordination ou en contrôle technique. L’attestation est ensuite actualisée périodiquement.
Le périmètre de Gironde Coordination
Dominique Gouffrand est habilité à coordonner les opérations des trois catégories, en phase conception comme en phase réalisation. Aucune opération de bâtiment ou de génie civil n’est donc écartée pour un motif de niveau de compétence, de l’extension d’un bâtiment tertiaire à l’opération de logement collectif mobilisant plusieurs dizaines d’entreprises.
Pour les opérations de première catégorie, cela comprend la présidence du collège interentreprises de sécurité, de santé et des conditions de travail, qui réunit le maître d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre, les entreprises et des représentants des salariés.
Comment se déroule une mission de coordination SPS
1
Prise de connaissance et analyse
Lecture du programme et des pièces disponibles, identification du contexte : site occupé ou libéré, accès, mitoyenneté, réseaux, phasage envisagé, nombre et nature des entreprises attendues. Cette première lecture détermine la catégorie de l’opération et donc les obligations applicables.
2
Formalisation
Rédaction du plan général de coordination lorsque l’opération y est soumise, ouverture du registre-journal, constitution du dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage. Les documents sont écrits à partir du chantier réel : un plan général de coordination qui ne parle pas du site qu’il concerne ne sert à rien.
3
Intégration aux marchés
Les sujétions de sécurité sont transmises à la maîtrise d’œuvre pour être intégrées au dossier de consultation. C’est l’étape qui évite les discussions ultérieures sur qui paie quoi.
4
Inspections communes
Chaque entreprise est reçue sur site avant son intervention. Cette visite n’est pas une formalité : c’est le moment où les modalités concrètes (accès, stockage, levage, protections collectives à conserver ou à rétablir) sont arrêtées avec l’entreprise concernée.
5
Suivi de chantier
Visites périodiques dont la fréquence est adaptée à l’avancement et aux phases sensibles, participation aux réunions lorsque la mission le prévoit, mise à jour du plan général de coordination, consignes portées au registre-journal.
6
Clôture
Dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage complété et remis au maître d’ouvrage, registre-journal clos et transmis, bilan de fin de mission.
Les opérations concernées
La coordination SPS s’applique aux opérations de bâtiment et de génie civil faisant intervenir plusieurs entreprises. En pratique, cela couvre :
- la construction neuve de logement collectif, de bâtiments tertiaires et d’équipements publics ;
- la réhabilitation et la rénovation, y compris en site occupé ;
- les travaux en bâtiment industriel ou logistique ;
- les opérations de génie civil, d’infrastructure et de VRD ;
- les travaux d’entretien et de maintenance lourde dès lors que plusieurs entreprises interviennent ;
- les aménagements intérieurs et travaux de second œuvre en site en exploitation.
Coordination SPS à Bordeaux, en Gironde et en Nouvelle-Aquitaine
Les missions de coordination SPS sont conduites sur Bordeaux et l’ensemble de Bordeaux Métropole, où se concentrent les opérations de logement collectif, de tertiaire et de réhabilitation en site occupé, ainsi que dans tout le département de la Gironde : Libournais, Bassin d’Arcachon, Médoc, Sud-Gironde, Haute Gironde.
Une mission de coordination suppose d’être présent sur le chantier aux moments qui comptent : inspections communes, phases de coactivité forte, situations qui se dégradent. C’est pourquoi la zone est définie par la capacité à se déplacer rapidement. Des interventions plus larges en Nouvelle-Aquitaine sont possibles lorsque la nature de l’opération le justifie.
Une coordination assurée par un seul interlocuteur
Depuis 2004, l’activité repose sur un principe constant : la personne qui analyse le projet en conception est celle qui conduit les inspections communes et qui vient sur le chantier. Rien ne se perd entre une phase et la suivante, et le maître d’ouvrage sait qui appeler.
Deux conséquences pratiques. D’abord, des documents qui décrivent le chantier réel plutôt que des trames génériques : un plan général de coordination utile est un plan que les conducteurs de travaux lisent. Ensuite, une disponibilité réelle : la proximité géographique permet d’intervenir sans délai quand une situation l’exige.
Questions fréquentes sur la coordination SPS
Page mise à jour le 21 septembre 2026. Sources : Code du travail, articles R. 4532-1 et suivants (Légifrance), cadre réglementaire de la coordination de sécurité (INRS), plan général de coordination (OPPBTP).
Une opération à coordonner ?
Plus le coordonnateur intervient tôt, plus sa mission a d’effet. Si votre opération est en phase de programmation ou de conception, c’est le bon moment pour en parler.

